Zoom sur le diagnostic par la langue

« Montrez-moi votre langue » est une requête commune à tous les médecins du monde entier. La langue est révélatrice de l’état de santé du patient. Le praticien de médecine chinoise traditionnelle et/ou de médecine ayurvédique examinent soigneusement la surface de la langue pour évaluer l’équilibre des forces de l’« énergie vitale » dans l’organisme et la santé des organes internes. En Occident, le médecin tient également compte du diagnostic par la langue pour établir un diagnostic, cette fois strictement médical.

Diagnostic par la langue occidental

En Occident, les médecins allopathes examinent régulièrement la langue de leurs patients, certaines altérations étant associées à des maladies spécifiques. Une inflammation de la langue, notamment, peut indiquer une sévère carence en fer. On peut également diagnostiquer une déshydratation par l’examen de la langue, tandis que certains troubles nerveux affectent ses mouvements. Il arrive également dans la médecine alternative que les praticiens examinent la langue. Les thérapeutes nutritionnistes détectent les carences en vitamines ou en minéraux aux altérations de la langue. Une langue lisse et douloureuse est souvent due à une carence en vitamine B12, en acide foldiagnostic par la langueique (une vitamine B) ou en fer. Dans certains cas, elle est aussi consécutive à une infection fongique ou une allergie. Des bourgeons du goût gonflés, douloureux, au bout de la langue, indiquent une carence en Vitamine B2 ou B6, tandis qu’une hémorragie ou une dilatation des veines sous la langue est souvent due à une avitaminose C. L’apparence de la langue est également associée à l’état du sujet dans l’homéopathie. Si le bout est rouge, sec et ulcéré, le patient se verra prescrire du Rhus tox., utilisé pour soigner rhumatismes et affections cutanées. Si un patient souffre de catarrhe chronique et possède une langue rouge à muqueuse épaisse, l’homéopathe lui administera de l’Antim tart.

Le diagnostic par la langue, chinois

Selon la médecine chinoise traditionnelle, la langue est liée à tous les organes du corps via des méridiens, qui acheminent le qi ou « énergie vitale ». La langue reflète toute disharmonie du corps, basée sur des symptômes précis, avant la manifestation de la maladie. Le praticien examine taille, texture et muqueuse de la langue. Une langue saine doit être rouge pâle, moyennement humide, s’adapter parfaitement au palais et être recouverte d’une fine couche blanche. Une langue trop rouge est un signe de « chaleur » ou d’excès de qi ; une langue trop pâle reflète le « froid » ou un qi trop faible. La langue permet aussi d’évaluer l’équilibre du yin et du yang. Une langue gonflée avec des marques de dents sur les bords est souvent due à une rétention d’eau, provoquée par une carence du yang. Une absence de muqueuse blanche, ce que les médecins chinois appellent une langue « pelée », résulte généralement d’un yin déficient, caractérisé par un manque de liquide et de sécrétions organiques. Les différentes zones de la langue sont liées aux différentes parties du corps, de couleur, de forme ou de texture altérées selon les troubles organiques. Une zone rouge au centre de langue, par exemple, indique de la « chaleur » dans l’estomac.

Le diagnostic par la langue, ayurvédiquelangue

L’examen ayurvédique de la langue est similaire à celui pratiqué dans la médecine chinoise. Les altérations à la surface indiquent des perturbations au niveau des trois énergies vitales, ou doshas. Une langue blanchâtre est liée à une perturbation du kapha, une langue rouge ou vert jaune indique un déséquilibre du pitta, une langue noire ou marron, des troubles au niveau du vata. Les décolorations ou irrégularités à certains endroits de la langue sont associées à des affections organiques spécifiques. L’état des poumons, par exemple, est indiqué par les bords de la langue.

Le point du vue médical

Les médecins allopathes examinent fréquemment la langue pour établir un diagnostic, même s’ils considèrent les examens sanguins comme plus fiables. Les praticiens de médecine alternative détectent les carences nutritionnelles en fonction de l’apparence de la langue, et, en cela, ne diffèrent pas de la médecine conventionnelle. Mais les praticiens occidentaux se refusent à tout diagnostic tel qu’il est pratiqué par les médecins traditionnels chinois ou indiens.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *