Faire un bon diagnostic par le pouls

Les médecines occidentales et orientales évaluent la santé de leurs patients à l’aide du diagnostic par le pouls pris à l’artère radiale du poignet. Les médecins chinois et ayurvédiques distinguent jusqu’à neuf pouls à chaque poignet, qui reflètent l’état des organes internes et le flux de l’« énergie vitale » dans le corps. Les médecins occidentaux, pour leur part, utilisent un seul point au poignet, pour vérifier le rythme auquel le sang est éjecté du ventricule gauche, ce qui leur permet de diagnostiquer d’éventuels troubles cardiaques ou circulatoires. Certains praticiens de médecines douces ont également recours au pouls pour détecter les allergies et intolérances alimentaires.

Diagnostic par le pouls occidental

Le praticien pose deux doigts à l’intérieur du poignet du patient pour tester le pouls sanguin. Le pouls moyen d’un adulte est de 60 à 80 battements par minute. Les praticiens de medecine alternative font généralement la même utilisation du diagnostic par le pouls que les médecins allopathes, mesurer le rythme auquel le sang est expulsé dans les artères à chaque contraction cardiaque. Le praticien se sert de deux doigts pour sentir l’artère radiale au poignet. Un pouls anormalement rapide ou lent est parfois le signe d’une maladie cardiaque. Outre cette méthode, les praticiens ont parfois recours à deux autres variantes :

  • Test du pouls dans les réactions alimentaires : inventée dans les années 40 par un allergologue américain, Arthur Coca, cette méthode vise à diagnostiquer les allergies et intolérances alimentaires. Le pouls est pris avant l’ingestion de l’aliment suspecté, puis selon des intervalles de 10, 20, 40 et 60 minutes. Une augmentation ou une diminution de 10 pulsations par minute, voire davantage, indique une réaction anormale à l’aliment ingéré.
  • Méthode réflexe auriculocardiaque : selon le médecin français Paul Nogier, qui développa l’auriculothérapie dans les années 50, des points spécifiques sur l’oreille sont reliés aux différentes parties du corps. Lorsque l’on stimule un point à l’aide d’un indicateur électromagnétique ou de la pointe d’une aiguille d’acupuncture, une accélération des pulsations peut se produire, indiquant une disharmonie dans la partie du corps correspondante.diagnostic par le pouls

Diagnostic par le pouls chinois

 Dans la médecine chinoise traditionnelle, le praticien évalue le flux du qi et l’état des organes en prenant, à l’aide de trois doigts, le pouls à chaque poignet. Dans la médecine chinoise traditionnelle, le diagnostic par le pouls est une technique de diagnostic essentielle. Trois points – Cuen, Guan et Chi – sont identifiés sur l’artère radiale du poignet, à l’aide de l’index, du majeur et de l’annulaire. Se fondant sur la fréquence et le rythme des pouls, le médecin évalue le flux du qi ou « énergie vitale » dans le corps, ainsi que l’interaction des forces du yin et du yang. Le qi est acheminé dans le corps via des canaux reliés aux organes, comme le cœur, les reins, le foie, les poumons, le gros intestin et l’intestin grêle, la rate et l’estomac. L’évaluation du flux du qi fournit des informations sur l’état de santé de ces organes. Le médecin exerce une pression légère, modérée et profonde sur les points du pouls, afin d’obtenir neuf lectures de pouls à chaque poignet. Les niveaux de pression sont liés aux trois qualités indispensables à un pouls sain. Sous une pression légère, il doit être calme et régulier, lorsqu’il possède le qi de l’estomac – signe d’une bonne constitution. Sous une pression modérée, il doit être égal et puissant, doué de shen, ou vitalité. Si le praticien peut encore le sentir en exerçant une pression ferme, le pouls possède le geng, ou « racine ». Il existe 28 types de pouls, dont le pouls « flottant », « faible », « lent », « rapide » et « glissant ».

Diagnostic par le pouls ayurvédique

Le praticien utilise l’index, le majeur et l ’annulaire pour localiser trois pouls, reliés au flux du prana dans le corps et aux trois doshas. Le diagnostic par le pouls ayurvédique se base sur des principes similaires à ceux de la médecine chinoise traditionnelle. Les praticiens vérifient trois points profonds et trois points superficiels à chaque poignet, afin d’analyser la force, la vitalité et l’état physique d’organes spécifiques, ainsi que les nadi – les canaux qui permettent la circulation du prana ou « énergie de la Vie » dans le corps. Chaque point est également lié à un des doshas, ou énergies vitales, qui définissent chaque individu. Un dosha et un pouls tendent à prédominer. Le pouls le plus proche de la main (le pouls du « serpent ») est le vata ; le pouls médian (Sauteur, appelé aussi « grenouille ») est le pitta ; le plus éloigné de la main (le pouls lent, flottant du « cygne ») est le kaphü.

diagnostic par le pouls

Le point de vue médical

La plupart des médecins allopathes n’accordent aucune fiabilité au diagnostic par le pouls dans le cas des allergies alimentaires. Par ailleurs, aucun équipement de laboratoire n’est assez sensible pour mesurer les différents pouls détectés par les praticiens des médecines chinoises et ayurvédiques et, par conséquent, confirmer leur existence.

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